Grand oral: 3 Méthodes de questionnement

Un certain nombre de techniques peuvent être utiles pour mobiliser les connaissances dont on dispose à priori sur un thème donné ; elles visent à la fois à favoriser l’émergence d’idées et à les organiser.

Le  QQOQCP 

Pour amorcer la recherche par des questions

Cette méthode se base sur un moyen mnémotechnique (la mémorisation des initiales de 5 questions), et permet de ne pas oublier d’aspects essentiels.

  • Qui ?
  • Quand ?
  • Où ?
  • Quoi ?
  • Comment ?
  • Pourquoi ?

Suivant le contexte les questions sont à adapter, et pourront être formulées plus
précisément.  à favoriser l’émergence d’idées et à les organiser. 

Remue-méninges ou brainstorming –

Pour favoriser l’émergence de nombreuses idées qui seront ensuite triées et organisées

Quelques règles simples :

  • il se pratique en groupe
  • il est de courte durée (5 à 10 mn)
  • chacun dit tout ce qui lui passe par la tête à propos du sujet
  • on ne critique pas (le tri se fera après)
  • on se sert des idées des autres pour en trouver de nouvelles
  • toutes les idées sont notées sur des supports repositionnables (affichettes, Post-it)
  • il faut ensuite discuter pour trier et organiser ces idées

C’est / Ce n’est pas

Pour préciser les frontières

Les méthodes précédentes permettent de définir le sujet en positif (ce qui fait partie du sujet). Cependant, il est aussi très utile de le définir en négatif (ce qui ne fait pas partie du sujet). Le contraste ainsi mis en évidence permet une délimitation claire des frontières du sujet.

Pour aller plus loin

Grand oral: Méthodes de questionnement – Outil 3/3

Un certain nombre de techniques peuvent être utiles pour mobiliser les connaissances dont on dispose à priori sur un thème donné ; elles visent à la fois à favoriser l’émergence d’idées et à les organiser.

C’est / Ce n’est pas

Pour préciser les frontières

Les méthodes précédentes permettent de définir le sujet en positif (ce qui fait partie du sujet). Cependant, il est aussi très utile de le définir en négatif (ce qui ne fait pas partie du sujet). Le contraste ainsi mis en évidence permet une délimitation claire des frontières du sujet.

Pour aller plus loin

Grand oral: Méthodes de questionnement – Outil 2/3

Un certain nombre de techniques peuvent être utiles pour mobiliser les connaissances dont on dispose à priori sur un thème donné ; elles visent à la fois à favoriser l’émergence d’idées et à les organiser.

Remue-méninges ou brainstorming –

Pour favoriser l’émergence de nombreuses idées qui seront ensuite triées et organisées

Quelques règles simples :

  • il se pratique en groupe
  • il est de courte durée (5 à 10 mn)
  • chacun dit tout ce qui lui passe par la tête à propos du sujet
  • on ne critique pas (le tri se fera après)
  • on se sert des idées des autres pour en trouver de nouvelles
  • toutes les idées sont notées sur des supports repositionnables (affichettes, Post-it)
  • il faut ensuite discuter pour trier et organiser ces idées

Pour aller plus loin

Recherche documentaire : Délimiter le sujet

Identifier précisément le travail demandé évite de s’engager dans une mauvaise direction ou de s’égarer dans l’exploitation d’un sujet trop vaste.

C’est la première étape dans un travail de recherche et de traitement de l’information scientifique et technique. Elle suppose de s’intéresser d’une part au fond en s’attachant à comprendre le sujet et d’autre part à la prescription en déterminant la nature du travail de façon précise.

Pour aller plus loin

Le grand oral développe l’argumentation

Le Grand oral relevant des disciplines scientifiques (mathématiques, sciences de l’ingénieur, physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, numérique et sciences informatiques) suppose de porter l’accent sur l’articulation logique de l’argumentation scientifique ;

Vous devez apprendre  à être à la fois rigoureux sur le lexique scientifique et exigeant quant à la capacité de « mettre à portée » d’un auditeur non expert la problématique étudiée ; il s’agit alors de délaisser le langage spécifique pour rendre intelligible la démarche et convaincre.

De cette façon, l’oral est dans les disciplines scientifiques un moyen fort d’aborder les connaissances et compétences mathématiques, physiques, biologiques, etc.
Dans toutes ces disciplines, les différentes étapes de la démarche d’investigation amènent à verbaliser, reformuler, se questionner, argumenter pour étayer un propos, se mettre d’accord sur les arguments à apporter, communiquer des travaux comme tous les scientifiques en courts exposés oraux s’appuyant sur des affiches, des posters scientifiques, une présentation de diapositives numériques – même si l’épreuve du Grand oral ne vous permettra pas de vous appuyer sur de tels supports lors de votre prestation (le candidat peut recourir à un support – feuille, tableau – uniquement pendant la deuxième
partie de l’épreuve).

Pendant les revues et la présentation du projet, vous prenez la parole en continu, votre discours doit être construit, utilisant un vocabulaire scientifique et technologique adapté à l’auditoire. Le développement et la réponse à la question, ainsi que l’argumentation, doivent contenir de vrais marqueurs disciplinaires : dimension expérimentale avec recours à des données authentiques (manipulations réalisées ou résultats expérimentaux publiés), activités de modélisation, activités de programmation et ouverture sur le monde scientifique, économique et industriel.


L’entrée que vous avez choisi peut varier : le choix du champ disciplinaire dans un parcours d’orientation ; des exemples de notions mathématiques qui ont changé votre regard ou vous ont apporté des clés de lecture ; des obstacles auxquels vous avez été confronté ; une notion du programme ; un point de l’histoire des sciences ; une démonstration ; un lien avec une autre spécialité, une attention portée à une notion pour ses enjeux sociétaux ou dans un parcours d’orientation comme l’éducation à la santé, au développement durable,
aux médias et à l’information, aux problèmes bioéthiques.

Pour aller plus loin

Grand oral : un processus en 5 étapes

Avec le Grand oral, il ne s’agit pas seulement, pour l’élève, de s’exprimer à l’oral. Il convient
de développer chez lui sa capacité à tenir un propos et maintenir un échange de façon structurée (argumentation) et étayée (connaissances). C’est l’objet même du Grand oral qui,
comme le précise la note de service, doit permettre « au candidat de montrer sa capacité à
prendre la parole en public de façon claire et convaincante ».

1 ère étape :  choix d’une thématique et/ou d’un contexte :

À partir des connaissances acquises en première et au cours du premier trimestre de terminale, l’élève réfléchit à une thématique qui renvoie à une question du programme et qu’il souhaite approfondir.

Il est fondamental que ce choix soit le vôtre, car vous aurez à en exposer devant le jury les motivations. Cette première étape pourra judicieusement donner lieu à la construction d’un petit argumentaire destiné à évoquer les raisons qui vous sont propres (motivations) qui auront conduit à ce choix (relation avec son projet d’orientation, sensibilisation particulière à un type d’entreprise, préoccupations et sensibilités personnelles, etc.).

2 e étape : identification d’un questionnement :

Parce qu’il ne s’agit pas de traiter l’intégralité de la question issue du programme de l’enseignement de spécialité que vous aurez choisie, vous identifierez deux aspects de cette thématique qu’il entend plus particulièrement approfondir. Si, à ce stade de la démarche, vous êtes en mesure de les énoncer sous forme de questions, vous en rédigez alors une première version et construisez à nouveau un petit argumentaire qui permet de comprendre les raisons qui vous ont conduit à retenir ces deux questions. Au cours de ces deux premières étapes, le travail collectif est à encourager. À la fois parce que les échanges, les débats et confrontations vont vous aider à préciser votre questionnement, mais aussi parce que vos camarades vont s’entraîner ainsi à confronter leurs points de vue, ce qui devrait les inciter à trouver les meilleurs arguments.

3 e étape : recherche des informations :

Cette étape va vous conduire à rechercher et confronter les informations les plus pertinentes pour traiter les deux aspects de la thématique que vous avez retenue.

4 e étape : mise en forme : 

À ce stade de la démarche, vous êtes en mesure de préciser, de formaliser et de rédiger sous forme de deux questions les deux aspects de la thématique  que vous avez retenue. Ces questions vous sont personnelles, même s’il est accompagné par vos professeurs. Il est en effet nécessaire que la formalisation de ces questions s’inscrive dans
la perspective d’un échange avec le jury et que par construction elles puissent le permettre.

Chaque question doit ainsi témoigner d’un engagement personnel et refléter votre sensibilité  que vous aurez à en faire partager les enjeux. À ce stade de la démarche, vous êtes également en mesure de rédiger l’argumentaire complet qui accompagnera chacune des deux questions, argumentaire destiné à faire partager au jury du Grand oral les enjeux qui les entourent et d’évoquer, d’une part, le questionnement qui aura été le vôtre, d’autre part, la façon dont vous se serez organisé pour y répondre.

5 e étape : travailler l’éloquence :

Tout au long de la démarche, vos professeurs qui vous accompagneront, vous prendront soin de créer les situations d’oralité qui vous permettront à de vous familiariser, d’une part, avec la prise de parole en groupe, d’autre part, avec l’argumentaire que vous aurez préparé.

Pour aller plus loin

Le grand oral développe les compétences documentaires

Le grand oral suppose un travail d’appropriation des connaissances qui développe vos compétences documentaires, mais aussi la capacité à exposer votre réflexion de façon claire, précise et lucide, en étant attentif à son auditoire.

Il fait des questions choisies le lieu d’un engagement intellectuel fort du candidat, conscient des enjeux liés à son propos.

En fonction de votre discipline ou de votre champ auquel se rattache la question, les types d’arguments peuvent varier, allant de données statistiques jusqu’à la pratique artistique ou à l’expérience esthétique : c’est la pertinence, l’agencement et l’approfondissement des arguments choisis qui font l’objet de l’évaluation de l’épreuve et vous permettront de
manifester votre compréhension des enjeux et des démarches du domaine où vous avez choisi de déployer votre question.

La maîtrise de la langue et de l’expression va ici de pair avec la conscience du fonctionnement d’une littératie disciplinaire particulière et la capacité à présenter sa réflexion à quelqu’un qui se situe dans une autre discipline, c’est-à-dire aussi dans une autre tradition intellectuelle.

Le choix de vos questions, d’une très grande liberté, vous permet de manifester votre
compréhension des programmes et des objets qu’ils offrent à la réflexion, de façon plus ou moins directe : cet espace de liberté est le gage de la richesse de l’enseignement proposé dans ces différentes disciplines

Pour aller plus loin

Grand oral: Méthodes de questionnement – Outil 1/3

Un certain nombre de techniques peuvent être utiles pour mobiliser les connaissances dont on dispose à priori sur un thème donné ; elles visent à la fois à favoriser l’émergence d’idées et à les organiser.

Le  QQOQCP 

Pour amorcer la recherche par des questions

Cette méthode se base sur un moyen mnémotechnique (la mémorisation des initiales de 5 questions), et permet de ne pas oublier d’aspects essentiels.

  • Qui ?
  • Quand ?
  • Où ?
  • Quoi ?
  • Comment ?
  • Pourquoi ?

Suivant le contexte les questions sont à adapter, et pourront être formulées plus
précisément.  à favoriser l’émergence d’idées et à les organiser. 

Pour aller plus loin

L’épreuve du Grand oral, 3 temps forts – Le troisième temps

Le troisième temps : explicitation du projet d’orientation


Lors du troisième temps de l’épreuve, vous êtes amené à expliciter en quoi la question traitée éclaire votre projet de poursuite d’études, voire de votre projet professionnel. Parce que la question que vous avez choisie fait sens pour vous, elle est en effet le moyen pour vous d’envisager le sens qu’a pour vous votre passage au lycée, et plus précisément le choix que vous avez fait de deux spécialités approfondies à l’aide de deux questions personnelles, de revenir par là sur ce que vous avez construit et de développer l’intérêt que vous y voyez pour la suite de votre parcours.

Ce temps prévoit que vous puissiez éventuellement expliquer votre choix d’orientation sans vous appuyer sur les deux enseignements de spécialité que vous avez suivis en classe
terminale, ni sur les deux questions supports à l’épreuve orale. 

Pour aller plus loin

Grand oral: Qu’est-ce qu’une question ?

  • Une question qui est articulée au programme, mais qui est personnelle (on ne reprend
    le libellé ni d’un thème ni d’un jalon) : le choix est personnel pour éviter des banalités…
    ou des sujets stéréotypés. On recommande la forme interrogative pour faciliter la présentation et la réponse dans le cadre du temps imparti. On recommande également une question à laquelle on puisse répondre complètement dans le temps imparti.
  • Une question qui donne lieu à une recherche personnelle du candidat (lectures d’ouvrages et d’articles, entretiens…) et qui permet de travailler la compétence se
    documenter.
  • Une question qui permet de mobiliser des concepts et des notions vus en spécialité
    et appliqués à un sujet qui intéresse le candidat.

Pour aller plus loin